Publicité

Samedi 19 avril 2008

Depuis plusieurs semaines, j'ai commencé ce blog. Quelques bribes de réponses se profilent déjà, bien que ma recherche intime et existentielle n'en est qu'à ses premiers balbutiements. Pour l'instant, voici quelques réponses :

Pourquoi je ne fais plus de Cinéma ?
          - Parce que je joue trop au Poker.

Pourquoi je ne gagne pas assez au Poker ?
          - Parce que j'essaie de faire du Cinéma.


Mais le dilemme est toujours omniprésent. Il me semble possible, avec un peu d'exercice et de lectures, de gagner de quoi vivre (ou survivre !) en jouant au poker, le poker deviendrait alors une sorte de nouveau travail alimentaire, pas pire que ces journées de montage passées sur des projets peu stimulants.

Mais évidemment, l'envie de repasser derrière une caméra me démange autant qu'elle dérange certains. Mon projet de court-métrage ne se fera pas tout seul et je remercie vivement ici ma productrice d'être encore la seule (avec ma famille) à croire en mes capacités  de réalisateur. Mais ce projet n'est pas encore pour demain, sachant que l'on doit passer par tout un tas de commissions. Y a de quoi se décourager ou pousser des coups de gueule. Je n'ai jamais été le chouchou des commissions. Beaucoup d'échecs au pied du podium m'ont d'abord endurci, puis découragé. J'espère retrouver grâce à ce projet l'enthousiasme et la détermination qui m'animait à chaque nouveau projet lorsque j'étais plus jeune. Mais ai-je encore en moi cette féroce volonté qui me faisait gravir des montagnes. Aujourd'hui, j'ai le blues du cinéma, ce que j'appelle " l'Invisiblues " (ceux qui ont vu mon court-métrage Invisibleue comprendront).  Pourtant, je sais bien que c'est ceux qui s'accrochent qui réussiront un jour, mais dois-je encore m'accrocher désespérément ? Certains me conseillent de tenter l'aventure du poker, au moins pour un temps, d'autres de continuer à ramer sur l'océan des réponses négatives et de la frustration. De quel côté êtes-vous ?

Je crois être atteint du " Syndrome de la Bulle " (le "Bubble Syndrom"). Au Poker, c'est le moment juste avant les places payées d'un tournoi, où vous êtes tenté de ralentir votre action pour rentrer dans l'argent, quitte à  perdre l'avantage qui aurait pu vous conduire beaucoup plus loin dans le tournoi. Pour clarifier, avoir peur de sauter à la bulle, c'est jouer la sécurité et viser les petits profits. Mais ne doit-on pas voir plus grand ? Faut-il attendre les réponses de commissions qui vont vous donner de quoi tourner un film de 20 minutes, ou prendre les devants et se lancer tête baissée dans la production d'un long-métrage à petit budget ? J'en ai marre d'attendre, et d'entendre, des "non", des "peut-être", des "on verra". Ma principale qualité au Poker reste la patience, attendre des cartes pendant des heures, ne pas tilter, savoir choisir ses moments. Au cinéma, c'est l'inverse, j'ai toujours été impatient, fonceur, voulant réaliser tout de suite, je me suis vite brûler les ailes en faisant souffler un personnage dans un ballon gonflé à l'hélium. Je ne crois pas encore au scénario parfait, et aimerait commencer un tournage avec des scénarios imparfaits comme Mathieu Amalric l'a dit un jour dans une interview. J'ai changé, je crois que la meilleure solution est de tourner quoiqu'il arrive, avec un scénario maladroit ou des dialogues pas aboutis. Tant pis, le principal est de raconter des histoires et d'émouvoir ses spectateurs.
Par Tapis_volant
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Créer un Blog

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus